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CahierEcriture GS CouvMes cahiers d'écriture : la Grande Section

Le cahier "découverte"

L'apprentissage de l'écriture cursive ne débute pas à l'école élémentaire, mais dès la dernière année de l'éocle maternelle. Il manquait donc un niveau pour compléter la collection "Mes cahiers d'écriture", publiée par MDI depuis 2018. Depuis la fin de l'été 2019, le cahier "Vers l'écriture cursive", pour la Grande Section de maternelle, est diponible.

Pouquoi un cahier de Grande Section ?

Les programmes de l'école maternelle de 2015 précisent : à l'issue du cycle 1 (ensemble de l'école maternelle), l'élève doit être capable d'écrire seul un mot en utilisant des lettres ou groupes de lettres empruntés aux mots connus, ainsi que d'écrire son prénom en écriture cursive, sans modèle1.

Les documents d'accompagnement incitent les enseignants à aborder l'écriture cursive en Grande Section de maternelle, voire même à la fin de la Moyenne Section si les élèves semblent prêts à cet apprentissage.

Il n'est nulle part précisé que toutes les lettres doivent être apprises par toute la classe, mais la nécessité de pouvoir potentiellement écrire tous les prénoms oblige à aborder le tracé de toutes les lettres minuscules. L'apprentissage de la majuscule n'est pas évoqué. Il est souhaitable que l'enseignant trace les majuscules lui-même - sauf si certains enfants, dont le prénom commence par une majuscule facile à tracer en cursive, sont capables de les écrire tous seuls. Mais ce n'est aucunement exigible d'élèves de maternelle.

Les caractéristiques essentielles du cahier

Le cahier est en format 17 x 22 cm, à l'italienne. Ce format est adapté aux élèves de maternelle et permet de travailler le déplacement de l'avant-bras. La particularité de ce cahier est d'être doté de rabats : la deuxième et la troisième pages de couverture se déplient, pour faire apparaître des colonnes de couleurs. Ces colonnes sont des repères permettant à l'enfant de bien positionner le cahier sous son avant-bras et lui évitant de "casser" son poignet. Elles sont dans le prolongement des colonnes présentes dans les pages. L'enseignant peut donc décider à quel moment il juge pertinent d'ouvrir les rabats, pour prolonger les colonnes, ou de les laisser fermés.

Les colonnes permettent à l'enfant de s'auto-corriger : il ne doit pas avoir l'avant-bras dans la colonne rose pendant que le crayon est dans la colonne jaune !

Voici un exemple avec le rabat ouvert sur la page de gauche et fermé sur la page de droite :

colonnes ouvertes

 

 

Première étape : gym des doigts, tenue du crayon, mobilité des doigts, formes de base

La gym des doigts, conseillée pour favoriser la dextérité manuelle, est présentée sur les rabats fermés. La préparation à la tenue du crayon occupe les pages 4 et 5 du cahier. La présentation est volontairement simplifiée, pour ne pas surcharger les pages. Les enseignants trouveront toutes les indications nécessaires dans le livre du maître, à télécharger ici :

Mes cahiers d'écriture GS - livre du maître

Les pages 6 à 13 proposent une progression pour amener les élèves à bouger les doigts, tout en gardant leur poignet posé et leur avant-bras dans la colonne de couleur. Ceci n'est bien entendu possible qu'avec une inclinaison correcte du cahier, que les enfants doivent positionner dans le sens de leur avant-bras. Elles permettent également de travailler le déplacement du bras, pour que les enfants ne se fatiguent pas en levant leur avant-bras entre chaque mots, mais apprennent à le faire glisser.

 

colonnes

Les pages 14 à 20, toujours sur fond de colonnes en couleurs, mettent en place les formes de base de l'écriture cursive et les travaillent en lien avec le déplacement du bras. Chaque page peut faire l'objet de plusieurs séances de travail, pour permettre aux élèves d'automatiser les bons gestes. Cette étape est essentielle pour la mise en place d'une écriture efficace : il s'agit de parvenir à un véritable encodage kinesthésique, permettant aux enfants de contrôler le mouvement de leurs doigts plutôt que de chercher à reproduire des formes perçues visuellement.

Deuxième étape : les lettres minuscules

La deuxième partie du cahier propose l'apprentissage raisonné de toutes les lettres minuscules, dans un ordre logique. Nous avons fait le choix de présenter tout l'alphabet car l'un des attendus de fin de cycle 1 (cycle de la maternelle) est de savoir écrire son prénom en lettres cursives, sans modèle. Or, les prénoms étant extrêmement variés, ils peuvent potentiellement contenir toutes les lettres de l'alphabet. Cet attendu de fin de cycle ne présentera d'ailleurs pas la même difficulté pour Léa, qui n'aura que trois lettres relativement simples à écrire, pour Zakaria, qui devra maîtriser la lettre k, Alizée, qui ne pourra échapper au z minuscule, et pour Emmanuel-Charles, dont le prénom est fort long à écrire.

Quoi qu'il en soit, il n'est pas forcément indispensable que toute la classe sache écrire toutes les lettres de l'alphabet en Grande Section. L'enseignant, en fonction des possibilités de ses élèves, pourra faire le choix de n'aborder certaines lettres qu'avec les enfants concernés.

L'important est de commencer à apprendre les lettres de manière logique : les boucles, puis les pointes, puis les lettres rondes, puis les ponts avant d'aborder les formes plus complexes.

Chaque page commence par présenter un mot-repère, toujours en sons simples (à l'exception du mot "fusée", qui comporte un s entre deux voyelles, mais que les enfants mémorisent généralement très bien) et une très courte explication, à destination des élèves, qui s'appuie autant que possible sur les gestes déjà connus pour aborder les nouveaux apprentissages.

 

lettre a

 

Les deux premières lignes sont des lignes simples, complétées par le trait rouge de la marge - repère important pour l'élève, qui doit s'en servir pour repérer si son cahier est bien positionné dans le sens de son avant-bras - et le trait pointillé de fin de ligne. Ce dernier repère est très utile, car nombre d'enfants ont les plus grandes difficultés à évaluer l'espace restant et se lancent dans l'écriture de mots longts alors même que la place n'est pas suffisante. Ce qui fait qu'ils finissent par resserrer l'écriture, tourner, essayer de couper le mot ou autre stratégie, pas toujours efficace.

Le lignage Gurvan

Les trois lignes suivantes utilisent le lignage Gurvan. Ce lignage est une adaptation du lignage Seyès, utilisé dans le système scolaire français, qui permet un repérage facilité pour l'enfant. Les lignes sont plus espacées, ce qui permet de mieux les percevoir. Les interlignes supplémentaires évitent tout enchevêtrement entre les lignes. La ligne de base, violet foncé, est très marqué. La zone médiane - celle dans laquelle s'inscrivent ce qu'on appelle les lettres-tronc, à savoir les a c e i m n o r s u v w x, est également violette. Les zones des hampes (parties montantes) et des jambages (parties descendantes) sont en bleu clair.

L'espacement entre les interlignes n'est que de 3 mm, ce qui permet à l'élève de tracer les lettres d'un mouvement des doigts, sans mobiliser son poignet. Mais l'espacement des lignes est tel que s'il a des difficultés à faire tenir les lettres dans l'espace prévu, la place est suffisante pour éviter que les lignes ne se mélangent.

Des cahiers Gurvan vierges seront prochainement disponibles aux éditions MDI, pour permettre aux enseignants qui le souhaitent de créer leurs propres modèles.

Vers l'écriture de mots

Les deux dernières lignes sont prévues pour copier des mots simples. Ces mots sont toujours à la fois entièrement décodables - ils ne sont composés que de sons simples - et uniquement composés de lettres déjà apprises précédemment. Ainsi, l'élève n'est jamais mis en situation de devoir faire ce qu'il ne sait pas faire.

Il est rappelé que les points sur les i, accents et barres des t doivent être tracés après avoir écrit le mot, pour ne pas générer de levers de crayon inutiles.

 

Je voudrais terminer cette présentation en remerciant du fond du cœur les deux enseignantes, Agathe Cymer et Aurore Petit, qui ont suivi ce cahier depuis sa conception. Non seulement elles m'ont accueillie dans leurs classes de PS / GS et elles m'ont permis de tester ces cahiers en grandeur réelle, mais elles ont aussi passé beaucoup de temps à m'expliquer leurs besoins et à critiquer de manière extrêmement constructive l'avancée du travail. J'espère très sincèrement que le résultat sera à la hauteur de leurs attentes et de celles de tous les enseignants de grande section qui m'ont fait savoir qu'ils attendaient ce cahier avec impatience.

 

Vous pouvez feuilleter l'intégralité du cahier en ligne ici : Mes cahiers d'écriture GS - éditions MDI

 

 1. BO de l'Education nationale n° 2 du 26 mars 2015

 

 

 

 

 

 

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